La société américaine Presto Engineering, spécialiste des méthodes de test et d’analyse des composants semiconducteurs 3 D, vient de créer un laboratoire commun avec le Léti. Elle y affectera jusqu’à dix personnes cette année. Cette entité travaillera sur les nouvelles problématiques induites par ces composants tridimensionnels, en particulier au niveau des vias traversants : détermination des mécanismes de défaillance, stratégies de test, accès physique au silicium dans des empilements de couches, etc.
Presto Engineering se prépare ainsi à renforcer ses prestations d’aide à l’industrialisation en volume auprès des fabricants de composants 3 D. La société, qui compte aujourd’hui 45 salariés, espère créer 70 emplois en France et en Europe en s’appuyant sur les travaux du laboratoire.
 
Contact : michel.villemain@presto-eng.com
 

 
 
La 13e session de l’école d’été internationale en microélectronique avancée (MIGAS) se déroulera du 26 juin au 2 juillet à Autrans. Près de cinquante doctorants, enseignants-chercheurs et ingénieurs de l’industrie, issus de toute l’Europe mais aussi d’Asie et des États-Unis,se réuniront pour s’informer et débattre des nouvelles technologies et nouveaux dispositifs dans le domaine des micro et nano systèmes. Pour varier les plaisirs, le programme alternera cours, table ronde et session poster avec des moments récréatifs (randonnée dans le Vercors, visite des grottes de Choranche, repas gastronomique…) propices aux échanges entre les participants.
 
À noter : MIGAS a fait école en Corée où vient de se dérouler la 1re édition de « NanoKiss », réplique asiatique de la 12e session française!
 
Contact : laurent.montes@minatec.inpg.fr
 

 
Une équipe INAC vient de franchir une étape importante vers la mise au point de bits d’enregistrement magnétique très haute densité. A partir de nanoparticules de 4 nm d’alliage fer/platine synthétisées par voie chimique, elle obtient des particules à l’aimantation stable à température ambiante. La transformation s’opère grâce à un recuit de plusieurs heures à 700°C dans… du sel ! Celui-ci est ensuite éliminé grâce à l’ajout d’une solution aqueuse de cystéine qui stabilise les particules en solution.
 
Le procédé est prometteur puisque les bits de stockage magnétique obtenus par approche top-down (découpage d’un multicouche magnétique déjà élaborée) ont une taille au moins dix fois supérieure. Il reste toutefois plusieurs étapes technologiques à fiabiliser, en particulier l’assemblage contrôlé des nanoparticules.
 
Contact : peter.reiss@cea.fr

 
En collaboration avec l’IFW de Dresde, le Léti et l’Institut Néel, une équipe d’INAC a mis au point des nouveaux composants hybrides semiconducteur/ supraconducteur réalisés à partir de nanocristaux de SiGe (diamètre à la base de 80 nm et hauteur de 20 nm) obtenus par épitaxie sur du SOI. L’ajout de contacts en aluminium permet d’obtenir des transistors à boites quantiques dont le régime de transport à basse température varie selon la résistivité des contacts et peut aller jusqu’au supercourant résonant.
 
Plusieurs applications en nanoélectronique sont envisagées, ainsi que des travaux d’exploration de nouveaux phénomènes physiques. Il reste toutefois beaucoup à faire pour fiabiliser et maîtriser cette nouvelle technologie, qui vient de faire l’objet d’un article dans Nature Nanotechnology.
 
Contact : silvano.defranceschi@cea.fr

 
Une publication dans Nature, des dizaines d’articles dans la presse : l’équipe grenobloise qui a confirmé de manière expérimentale les théories sur la surfusion a bénéficié fin avril d’un écho exceptionnel. Les chercheurs d’INAC constatent que leur alliage or-silicium, précurseur de la croissance de nanofils de silicium, reste liquide à 360°C sous son point de fusion théorique !
Ils soumettent l’alliage au rayonnement synchrotron et découvrent que la structure interne de la surface sur laquelle il est posé est organisée en pentagones, considérés comme incompatibles avec la cristallisation par les théoriciens dont ceux du CNRS avec qui ils collaborent ; l’expérience confirme donc le verdict des modèles.
Les applications potentielles de cette découverte sont nombreuses, par exemple la prévention du givrage sur les avions qui traversent des nuages. L’équipe INAC poursuit (avec l’un de ses membres, à présent à l’ESRF) ses travaux fondamentaux, autour d’autres alliages : Al-Si, Al-Au-Si, Al-Au-Ge etc.
 
Contact : gilles.renaud@cea.fr

 
Le Léti a fourni à Jean-Louis Etienne un capteur magnétométrique de très haute résolution pour sa récente expédition en ballon Arctic Challenge au-dessus du pôle Nord. Dérivé du modèle conçu par le laboratoire pour le projet spatial Swarm, l’instrument a été doté d’un logiciel d’utilisation simplifiée et a fait l’objet d’adaptations mécaniques.
 
Ce magnétomètre a permis d’effectuer des mesures du champ magnétique terrestre pendant les cinq jours de navigation, malgré les nombreuses perturbations dues aux conditions difficiles rencontrées lors de la traversée. Les données recueillies vont être transmises après dépouillement et validation à l’Institut de Physique du Globe, qui pourra alors les incorporer dans ses modèles.
 
Contact : francois.vacherand@cea.fr
 

Les lab-on-chip ne sont pas seulement plus compacts et moins chers que les instruments d’analyse traditionnels : ils peuvent aussi être plus performants. C’est le cas des derniers prototypes du Léti constitués d’une colonne de nanochromatographie à micropiliers réalisée par gravure profonde sur la plate-forme MEMS200, et d’une source d’électrospray (ESI) directement interfaçable avec un spectromètre de masse. La taille submicronique des piliers confère au système un excellent pouvoir de séparation ; l’intégration sur un même composant de la source et de la colonne évite toute dégradation lors du transport de l’échantillon.
Des validations vont être menées sur un marqueur du cancer du cerveau et des poumons, à des concentrations d’environ 50 ng/ml, pour confirmer les performances du dispositif.
Contact : pierre.grangeat@cea.fr ; nicolas.sarrut@cea.fr

La mise au point par le LMGP de films nanométriques capables de stocker un facteur de croissance ostéo-inducteur pourrait accroître les chances de réussite lors de la pose d’un biomatériau orthopédique (fracture, fusion de vertèbres…). Ces films biopolymériques, des multicouches de 100 nm à plusieurs microns d’épaisseur, sont déposés sur l’implant. Ils miment les matrices naturelles et peuvent servir de « réservoir » au facteur de croissance, avec une dose locale très élevée et une délivrance active de la molécule sur au moins 12 jours (in vitro). Or, le « guidage » initial de la régénération osseuse est déterminant pour sa réussite à plus long terme.
Le laboratoire a débuté des tests in vivo avec une équipe du CNRS à Paris. Une démarche de valorisation soutenue par GRAVIT vient d’être initiée.
Contact : catherine.picart@minatec.grenoble-inp.fr
Paru dans Small en mars 2010

Directeur de recherche au CNRS (IMEP-LAHC, Grenoble INP-Minatec) et directeur de l’Institut SINANO (association scientifique de dix-huit laboratoires et centres de recherche européens dans le domaine des composants électroniques du futur), Francis Balestra a dirigé la publication d’un ouvrage à paraître à la rentrée prochaine.

Innovating Materials, Modelling and Characterization for nanoscale CMOS présente l’état de l’art des matériaux et nanocomposants les plus prometteurs pour les deux décennies à venir. Réunissant les contributions de près de cinquante auteurs reconnus mondialement, l’ouvrage aborde les nouveaux matériaux pour le CMOS ultime, les techniques avancées de modélisation et de simulation numérique pour les nano-MOSFET et les dispositifs beyond-CMOS, ainsi que les méthodes de nanocaractérisation.

Contact : balestra@minatec.inpg.fr

La société américaine R3Logic, spécialiste des outils de conception pour la micro-électronique 3 D, avait implanté un centre de recherche à Grenoble en 2009. Elle vient de créer un laboratoire commun avec le Léti pour une durée initiale de trois ans. Objectif : s’appuyer sur les outils de CAO de R3Logic pour concevoir des nouveaux designs et des méthodologies de conception visant les marchés du sans-fil et des produits grand public.
Le Léti apporte à ce laboratoire commun son expertise du design, domaine dans lequel il a déjà donné naissance à deux start-up (Soisic et Asygn), et bien sûr sa connaissance des technologies microélectroniques. Autour de trois ou quatre chercheurs Léti, le nombre de collaborateurs R3Logic devrait atteindre vingt personnes d’ici trois ans.

Contact : ahmed.jerraya@cea.fr

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